Dormir à la bonne étoile, être né sous une bonne étoile… ou pas. L’étoile de David, celle du Petit Prince, du shérif, du parti communiste, ou encore l’étoile du berger : une constellation d’étoiles poétiques, historiques, astronomiques, habitent les cieux de notre esprit.

L’homme face à son destin, maître de son destin ?

Face à ses choix : liberté, hasards, fatalité ?

Enraciné, déraciné, émigré, immigré : mouvements du monde.

Contemplatif et acteur.

Cette série met en scène un petit bout de personnage, un enfant certainement, face à la nature, ses interrogations, ses aspirations. Au sein d’un monde en perpétuel mouvement, il cherche à atteindre une certaine sérénité, un fragile équilibre, que les étoiles semblent pouvoir lui apporter, si on leur fait confiance.

Entre rêverie, douceur et philosophie, une ligne délicate s’échappe d’un univers tout en fusion. Moment d’apesanteur, en tension entre un ancrage bien terrestre et une invitation à s’élever vers les astres.

Des créations mêlant encre, crayon et quelquefois collage, sur papier dans des formats variés où, dans le fond, il s’agit toujours d’une sorte de méditation sur l’homme et la nature, une mise à distance pour se poser, prendre le temps.

Cette série est le fruit de ma recherche en résidence artistique en Chine, avril 2016, approfondie par la suite. Elle m’est particulièrement chère car elle retrace un chemin artistique et personnel assez intime tout en touchant à l’universel : le propre de l’art à mon sens.

Alors que je travaillais sur le paysage à l’encre chinoise – logique en Chine – je ne voyais pas ce que je pouvais apporter de plus, de nouveau, sur ce thème tellement récurrent et tellement exploré. De nombreux voyages, et particulièrement celui au Népal effectué juste quelques mois avant la Chine, me poussent à réfléchir à la chance d’être né ici ou ailleurs… naître sous une bonne étoile… ou pas. Ce symbole de l’étoile me poursuit, rappelé par l’étoile du parti communiste omniprésente en Chine. Je la dessine, en paquet, et son caractère graphique m’intéresse. Elle va tout doucement s’immiscer d’abord dans les portraits puis ces paysages à l’encre dont je ne savais que faire. Et tout prend un sens.

Le symbolisme se mêle au surréalisme et des ouvertures se créent dans mon esprit : un nouveau départ artistique s’offre à moi.

Ces dernières années, un beau mariage de l’esprit occidental et de l’Extrême-Orient anime mon travail qui convie à une promenade dans la toile au gré de son état d’esprit et de ses émotions. L’art d’Extrême-Orient est par nature, une invitation au voyage du coeur et de l’esprit : le « I » et le « shen ». L’encre vous conduit dans le paysage de l’âme.

 

Sybille M, une artiste polymorphe… from Pitch News on Vimeo.