Carnets de voyage

Tout a commencé avec le voyage…

Les voyages (Inde, Liban, Europe, Etats-Unis, Mauritanie, Vietnam, Argentine, Birmanie, Népal, Chine…) ont façonné ma sensibilité. Nourrie par les rencontres, les paysages, des chocs émotionnels, culturels et colorés, ma peinture se définit par une recherche de rythme, la vitalité et le travail des matières. Au travers de cette créativité, je cherche à capter, traduire ou encore interpréter un ressenti en profondeur du monde.

En 2001, je pars vivre 1 an à Florence pour continuer ma formation artistique. L’Italie et ses richesses culturelles me stimulent particulièrement. C’est ensuite à New York, où je pars vivre 2 ans, en se « frottant » à la ville, son énergie et ses multiples cultures, que je m’épanouis et commence à développer pleinement ma créativité.

Depuis que je suis rentrée à Paris, je ne cesse de repartir régulièrement en voyage, source d’inspiration et de renouveau essentiel.

Je suis tellement convaincue par la force de ce travail de dessin de voyage que j’ai monté un projet aux bénéfices d’une ONG, « Planète Enfants », en 2015 au Népal : je leur propose de réaliser un carnet de dessins sur le vif, tel un reportage, racontant en image l’action de l’ONG sur le terrain.

Passer du temps à écouter, regarder, sentir, vivre avec, laisser le hasard agir : autant de chemins qui se rassemblent pour dresser les contours d’un pays, donner à réfléchir sur le mien et le monde en général : ce sont les vertus du voyage !

Carnets de croquis de voyages : force expressive du dessin

Je réalise des carnets de croquis lors de mes voyages proches ou lointains depuis maintenant 20 ans.

A mon sens, ces carnets de voyage sont un geste de curiosité, spontané et sans reprise, un mode d’apprivoisement du monde. Certains croquis sont exécutés dans des conditions « extrêmes » : sous la pluie, debout, allongée, au bord d’un précipice, assise sur un piquet, les pieds dans l’eau : bref une petite aventure couchée sur le papier. « Croquer la vie », c’est savoir s’arrêter, prendre le temps de s’imprégner d’un lieu, une ambiance, un visage, et de l’enregistrer dans sa bibliothèque intérieure… à partager. Par petite bouchée, comprendre doucement son entourage et, au détour du crayon et d’un sourire, créer un lien qui abolit la barrière de la langue : un visage qui pose parle de lui-même.

En 2014, j’édite un album (35 pages couleurs), compilation de croquis relatant une quinzaine de voyage. En 2015, un nouveau carnet de voyage auto-édité lance la collection « Itinéraires artistiques : dessins & aquarelles sur le vif » : Péninsule de Dingle  en Irlande (40 pages couleurs).

A l’origine, ces carnets représentent une recherche très personnelle. Au long de ces années de croquis sur le motif, j’ai été frappée par l’émotion suscitée par ces dessins ; je sens les gens touchés par la vérité de ces moments, la réalité de ces images transfigurées par l’oeil de l’artiste, qui, tout en étant subjectives, rejoignent un certain sentiment universel.